Rencontre avec une tricothérapeute à l’association France-Dépression

Anne-Marie est tricothérapeute au sein de France-Dépression, l’association française contre la dépression et les troubles bipolaire. Elle nous raconte comment se déroule les ateliers qu’elle anime.


Comment définiriez-vous la tricothérapie ?


La tricothérapie fait partie d’un groupe d’activités manuelles qui harmonisent le fonctionnement du cerveau. Du fait de sa régularité, elle apaise, calme et fait du bien… le contact avec la matière douce y est aussi pour beaucoup ! C’est une activité valorisante puisqu’elle permet de voir son œuvre s’achever au fil des séances : un peu comme le potier.

Pouvez-vous nous parler des ateliers de tricothérapie de France Dépression ?


Cela fait deux ans que j’anime ces ateliers. Avant, je participais à des groupes de paroles mais j’ai eu envie de créer un atelier où justement il n’y avait pas que la parole. J’ai pensé au tricot puisque c’est une activité apaisante qui stimule le cerveau. Pour l’instant, l’atelier n’est qu’à son démarrage. Parmi les participants, certains ont déjà tricoté et d’autres apprennent cette technique qu’ils ne pensaient pas aussi facile.


Quel est l’effet de la tricothérapie sur les participants ?


Quand ils viennent, ils sortent d’une dépression et essaient de maintenir leur état. Après quelques séances je remarque qu’ils vont de mieux en mieux : la tricothérapie favorise la pensée et permet, en se focalisant sur l’ouvrage, de mieux l’ordonner. Pour le moment, nous tricotons de petits ouvrages mais nous avons le projet d’en tricoter d’un peu plus conséquents.