En plein coeur de Mode et Laines - Interview Transat FM


Raymond Vasseur: A l'écoute du 98.5, votre radio au cœur de la côte d'opale, Transat FM. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonjour. Bienvenue sur Transat FM, nous sommes en direct de Le Portel Plage du magasin Mode et Laines, notre partenaire. Bonjour Anthony.


Anthony Vasseur: Bonjour Raymond. Bonjour à tous.


R.V.: Bien sûr, différents invités viendront nous rejoindre tout au long de l'émission. Bonjour Laurie. Laurie, la future propriétaire du magasin.


Laurie: Oui. Bonjour à tous.

R.V.: Cela fait vraiment plaisir de vous avoir. Mme Bouin que nous aurons également tout à l'heure pour nous parler de ce magasin qui est très ancien, qui est un magasin artisanal et qui vend de la laine. On a le plaisir également d'avoir Monsieur le conseiller régional, Maire de Le Portel, Monsieur Barbarin. Monsieur Barbarin bonjour.


Monsieur Barbarin: Bonjour Raymond. Bonjour à tous.

[...]

A.V.: Effectivement le commerce local, de proximité ou le commerce artisanal est-il important, Mr Olivier Barbarin? Comme le commerce familial?


O.B.: Bien sûr! Le Portel a toujours été une zone artisanal et une zone commerciale. C'est important que les commerçants puissent bien vivre. C'est difficile pour les commerçants partout en France, on va essayer de redonner toute cette dimension de station balnéaire et de station commerçante à cette ville du Portel.


A.V.: Y-a-t-il des commerçants qui viennent vous voir, comme Mode et Laines par exemple, pour vous faire des demandes pour améliorer certaines choses ? La signalisation par exemple ?


O.B.: Oui, on est très à l'écoute. On a une adjointe au maire qui est en charge de ces problématiques. Mais tous les nouveaux commerçants qui veulent s'installer dans la ville, souvent viennent voir le Maire. Ceux qui sont présents depuis plusieurs années, comme Laurie, viennent nous voir pour des aménagements. C'est important qu'on ai une signalétique qui va redémarrer dans la ville. Avant le printemps, on va renseigner tous les acheteurs potentiels et ceux qui veulent se renseigner sur les atouts touristiques et commerciaux de la ville et de l'identification de tous les commerces.


A.V.: On en parlait en aparté, Mode et Laines c'est presque 40 ans d'existence, 39 ans précisément. Est ce que ce n'est pas un des plus vieux commerces portelois ?


O.B.: Ce n'est pas le plus vieux commerce portelois mais un des plus anciens. C'est important: 40 ans dans une ville. Mme Bouin d'abord puis Laurie, sa fille marque une formidable aventure que de pouvoir rester 40 ans dans une commune. C'est déjà fantastique. Maintenant, j'espère qu'elles seront encore là dans 20, 30 ou 40 ans, n'est ce pas Laurie ?


L.: Je l'espère aussi !


O.B.: Peut être qu'il y aura une succession avec Laurie dans quelques années.


A.V.: C'est l'objectif de perdurer la transition familiale, Laurie Bouin ?


L.: Bien sûr, c'est très important. Cela fait 3 générations que l'on travaille dans ce métier. Il y a eu d'abord ma grand mère qui était déjà passionnée par ce métier et ensuite ma maman qui a ouvert ce magasin: Mode et Laines à Le Portel quand elle avait 18 ans en 1975. Moi cela fait 5 ans que je travaille avec elle. Et cette année, j'ai décidé de reprendre la boutique.


R.V.: Qu'est ce qui vous a donné envie de reprendre cette boutique?


L.: Quand j'étais plus jeune, il fallait pas me parler de tricot, de broderie... je n'appréciais pas cela du tout. Et quand j'ai commencé à travailler, j'ai eu comme une sorte de déclic, une passion, un vrai coup de coeur pour le métier. Le tricot, la broderie sont des activités qui détendent, on partage des idées... cela offre du partage entre les gens.


R.V.: Monsieur le Maire, l'artisanat en France ne se porte pas au mieux... On a pas les solutions pour régler tous les problèmes. Laurie, en tant que commerçante, que pouvez vous attendre d'un maire d'une ville ou d'un élu?


L.: Que ce soit moi, ou n'importe quel commerce de Le Portel, on attend que la mairie se mobilise pour faire des activités pour ramener des gens, pour faire de l'animation, pour prouver qu'on existe et faire travailler les commerçants avant tout.


A.V.: C'est un de vos objectifs, Monsieur Olivier Barbarin, de redynamiser le commerce local. On en avant discuté lors des dernières élections municipales, vous trouviez Le Portel un peu terne, fatigué, en reprenant vos propos.


O.B.: Tout à fait. Il y a 6 nouveaux commerçants qui viennent de s'installer sur la commune du Portel. C'est déjà un bon point. Il y a d'autres initiatives qui sont prévus sur le premier trimestre puisque je reçois énormément de personnes qui veulent ouvrir de nouveaux commerces. Cela fait plaisir. Seulement, ouvrir des commerces c'est bien mais le tout c'est qu'ils puissent perdurer. On va tout faire pour que ceux là perdurent. Il faut, bien entendu, une ville qui soit accueillante. Il faut ensuite des parkings et c'est la problématique de la ville. On va essayé de solutionner ce problème sur le mandat. Enfin on va proposer des animations de qualité puisqu'on a besoin d'avoir cette ville attractive. C'est important que cela passe par des animations qui puissent attirer du monde de l'extérieur et que l'on refasse de Le Portel, ce pont économique, artisanal et commercial de toute l'agglomération boulonnaise. Cela passera par une diversité des commerces. Je suis content de voir les nouveaux commerces qui viennent de s'installer. Parce qu'à côté des commerces existants qui fonctionnent très bien, on a un magasin de vêtements féminins, un magasin de meubles dans quelques semaines va s'ouvrir un magasin de sous vêtements et également un nouveau restaurant. Ce sont des bonnes choses car cela apporte cette diversité aux commerces de la ville.

[...]


A.V.: Qu'est ce qu'on peut souhaiter à un commerce comme Mode et Laines?


O.B.: C'est de durer aussi longtemps qu'il a duré parce que je trouve que c'est fantastique de pouvoir passer 40 ans dans la ville et savoir se renouveler. Parce qu'un commerce ce n'est jamais facile. Il faut sans arrêt apporter de l'imagination, conserver ses propres clients pour faire de la fidélité, c'est avoir un superbe accueil, un bon produit, un bon rapport qualité/prix et d'aller chercher des nouveaux clients. Quand on reste sur ses propres clients on a du mal à vivre, il faut essayer de regarder ce qu'il se passe ailleurs et essayer de créer cette attractivité. Mais je sais que Laurie, comme sa maman, comme sa grand mère ont su faire. Je me fais pas de gros soucis pour eux parce qu'ils ont un véritable talent pour savoir faire cette harmonie et essayer de se différencier et d'attirer beaucoup de clientèle.

[...]


A.V.: En plein coeur du magasin Mode et Laines, tout l'équipe de Transat FM est là et cela me fait plaisir de les avoir en face de moi toutes les deux, la mère et la fille Laurie Bouin. J'ai toujours l'habitude de l'appeler Mme Bouin mais je ne connais pas son prénom.


Mme Bouin: Eh bien moi c'est Brigitte. Cela fait B.B. en initiales.


A.V.: Bonjour, bienvenue en plein coeur de votre magasin Mode et Laines. On en parlait avec Olivier Barbarin, 40 ans d'existence, quels ont été les deux plus beaux souvenirs ?


B.B.: Je pense que le premier c'est le 12 juin 1975 où j'ai ouvert ce petit 15m² parce qu'avec ma maman on avait que cette portion à l'époque. On a ouvert le magasin avec la façade jaune et le magasin était jaune marron et blanc. On a parlé de nous car on était deux femmes qui ne venaient pas du Portel. Ca été un peu dur au début parce qu'on était pas portelois mais les clients sont venus après.


A.V.: Il y a des clientes qui sont fidèles ? J'entendais qu'il y avait des clientes qui étaient là depuis le début.


B.B.: J'ai plusieurs clientes qui sont là depuis 39 ans ! Elles sont très très fidèles. J'ai eu des mauvais moments dernièrement et je vois qu'elles sont encore là, elles ne m'ont pas quitté et pour cela je les ai remercié lundi dernier. Même que je n'étais pas bien, j'ai été hospitalisé, elles ont continué le café tricot sans moi mais avec Laurie. Je les ai beaucoup remercié parce que cela me touche au coeur.


La P'tite Lulu: Madame Bouin, après 40 ans on appelle plus cela des clientes on appelle cela des amies !


B.B.: Oui c'est vrai ce sont des amies mais vous voyez je ne peux pas appeler mes clientes par leurs prénoms. Je m'en excuse mais pour moi ce sera toujours Madame Boubet, Madame... J'ai trop de clientes. Par contre elles peuvent m'appeler Brigitte si elles le veulent mais pour moi il ne faut pas franchir ce cap de client/commerçant. Donc pour moi c'est toujours Madame Untel et pour elles ce sera Laurie ou Brigitte. Evidemment pour Laurie, cela passe tout seul, ce ne sera pas Mademoiselle Bouin.


L.P.L.: C'est la petite dernière arrivée dans le magasin en même temps...


B.B.: Là cela fait la troisième génération. Puisqu'on a monté avec ma maman qui était vendeuse. Le magasin était à mon nom. Et là j'ai employé Laurie il y a 5 ans, le 28 décembre exactement. Et là le 29 décembre nous allons signer au notaire pour que le magasin soit à elle. Elle avait un BTS Assistant de direction à 20 ans et elle n'a pas trouvé de travail. Comme je la voyais un peu dépérir devant l'ordinateur, j'ai dit : "Tu vas commencer à tricoter, à broder." En 6 mois elle a tout appris Laurie ! Je dis pas qu'elle sait tout, c'est pas vrai. Il faut encore que je l'apprenne à tricoter à la machine mais je suis sûre qu'elle va y arriver.


A.V.: En 39 ans il s'en ai passé des choses, vous parliez des ateliers, des cafés tricot, cela a donné une nouvelle impulsion notamment dans la qualité de ce que vous proposez il y a une diversité. C'est quoi les projets, Laurie Bouin en tant que future responsable du magasin ?


L.B.: Ma priorité c'est de moderniser l'image que l'on a de notre métier. Comme je parle de tricot à certaines personnes ils me disent "ah le tricot ca fait vieux, c'est réservé aux petites mamies" mais en fait non depuis pas mal d'années on aperçoit une modernisation que ce soit au niveau des fils, au niveau des techniques ou au niveau des modèles, cela devient de plus en plus à la mode. C'est mon objectif de moderniser l'image que la plupart des gens ont de notre métier. Faire en sorte que cela plaise de plus en plus aux jeunes et partager cette passion. Parce que notre métier est avant tout une passion, c'est la faire partager, la faire découvrir.


A.V.: C'est pas trop dur de reprendre le flambeau après 39 ans ?


L.B.: Ah c'est sûr qu'il y a un peu de pression... Mais je pense qu'avec les 5 ans d'expérience que j'ai et nos clients et clientes fidèles, je devrais réussir à m'en sortir.


A.V.: C'est assez intéressant. C'est à la fois un lapsus mais aussi une réalité: vous avez dit client et cliente... Il n'y a pas que des femmes.


L.B.: Bien sûr que non ! Il y a de plus en plus d'hommes qui se mettent à tricoter, notamment des hommes qui travaillent de nuit et qui se mettent à tricoter pour leur enfants pour leur fabriquer des petites peluches... Cela se modernise et en même temps il y a un mouvement de norvégiens qui ont créé les bonnets Boshi qui se mettent à crocheter des bonnets pour aller au sport d'hiver, c'est très tendance !


A.V.: On a vu depuis quelques années une modernisation du tricot, on est passé du tricot à la main au tricot à la machine, vous travaillez avec cette évolution technologique ?


B.B.: Oui, heureusement que nous avons les deux. Les clientes sont plus fidèles au tricot main. Le tricot main est un loisir alors que le tricot machine devient un travail. Le tricot à la main va vous déstresser. Pendant que vous tricotez, nous ne fumez pas mesdames. Je reviens de la clinique et je peux vous dire que là bas j'ai appris des gens à tricoter car cela évite la dépression. Le tricot est une détente. Ma maman me disait toujours: "Il ne faut pas vouloir avoir fini avoir d'avoir commencé." J'ai des clientes quelques fois qui ont peur de me montrer leur travail car on m'appelle "Oeil de lynx", si il y a un défaut je vais le voir. Il y a des clientes qui vont me dire "Non je ne le refait pas" par contre je connais plusieurs clientes qui ne vont pas hésiter à défaire tout leur travail, si le défaut est au début du travail, elles vont tout défaire. Alors c'est un peu déprimant car il y a des heures de boulot. Nous avons nous même des pulls que nous portons. Celui ci c'est Laurie qui l'a travaillé et qui l'a fait à la main. Les clientes sont là et l'ont vu le faire. C'est du jacquard, tous les fils sont noués derrière c'est beaucoup de travail. Sur un pull, il y a un minimum de cinquante heures de travail. Quand on vend un pull à 90 euros, il nous reste 40 euros pour la laine. Ce qui nous fait 1 euro de l'heure pour le travail à la main !


L.P.L.: Le tricot c'est avant tout une passion...


B.B.: C'est sûr, il faut aimer le tricot sinon ce n'est pas la peine de s'y mettre. Nous avons beaucoup de jeunes qui viennent au café tricot. Elles viennent alors qu'elles ne savent rien faire, sans savoir ce qu'est une maille endroit, une maille envers... J'ai des clientes ici à qui j'ai tout appris.


L.P.L.: Qu'est ce qui est le plus dur dans le tricot ? Est ce que c'est les torsades, les points fantaisie... ?


B.B.: Le jacquard... parce qu'il faut suivre une grille.


L.P.L.: Un peu comme le crochet... ?


B.B.: Pour le crochet c'est différent. Je dirais que le plus dur dans le tricot ce sont les points ajourés. Car bien souvent, elles se retrouvent avec plus ou moins de points qu'elles ont commencé. Par exemple, elles démarrent avec 100 points et quand on fait des jetés, on arrive facilement à 140 mailles. Plusieurs clientes ici présentes savent de quoi je parle. Et ça c'est très dur, surtout quand on raconte des histoires drôles !! Au café tricot, cela arrive énormément quand elles parlent avec leurs copines, je leur dis: "Faites attention car vous allez faire des défauts."


L.P.L.: Cela implique aussi de la concentration alors ?


B.B.: Bien sûr... à part quand vous faîtes du jersey... Mais moi je préfère faire un point fantaisie car on a envie de compléter son travail et du coup; le travail avance beaucoup plus vite.


L.P.L.: Est ce que dans vos café tricot, vous avez des hommes ?


B.B.: Alors je n'en ai pas encore, mais nous ne demandons que cela ! Comme l'a dit Laurie, les fameux bonnets Boshi de DMC c'est deux norvégiens qui les ont inventés et créés au crochet.


L.P.L.: Dès lundi, on va vous envoyé Anthony et notre technicien de l'ORTF.


B.B.: Et Monsieur Raymond Vasseur, c'est avec plaisir que je vais lui apprendre la maille endroit et la maille envers.


A.V.: On a parlé de ce qu'il y avait de plus difficile.... Pour celui ou celle qui ne connait rien, par quoi peut-on commencer ?


B.B.: Je leur fais commencer par du point mousse, c'est tout à l'endroit ou tout à l'envers.


L.P.L.: Visuellement, le point mousse c'est celui où cela fait des petites vagues.


L.B.: Après dans le tricot, à partir du moment où on sait faire le point mousse, c'est à dire le point le plus basique, on peut faire absolument tout ! On peut faire une écharpe, on peut faire un snood, on peut faire des pulls, on peut faire presque tout quand on sait faire le point à l'endroit.


L.P.L.: Le snood?


L.B.: Alors le snood c'est un terme anglais pour dire un tour de cou.


B.B.: La maille endroit c'est très facile à faire. Ce que je conseille aux clients c'est de pas faire un truc en point mousse pour commencer parce qu'à force c'est lassant comme c'est que du point endroit. Alors par exemple à l'hôpital, je leur ai appris à faire une torsade. Au bout de deux ou trois heures de tricot, vous savez faire une torsade.


L.B.: Cela fait parti aussi de mes projets. C'est d'appendre aux gens que le tricot se n'est pas fastidieux. Il faut démystifier la difficulté d'apprendre le tricot, c'est pas si compliqué en fait. Une fois qu'on a les bases comme savoir monter ses mailles on apprend cela en 5 ou 10 minutes. Et en sachant tricoter un point mousse, on sait déjà faire pas mal de choses comme c'est le point de base.


A.V.: Il y a un regain pour des vêtements fait à la main et fait localement car aujourd'hui on voit des tas d'enseignes qui proposent des vêtements à bas coûts. Evidemment, le prix est un peu plus élevé chez un commerce local mais ca se justifie par les heures de travail et par le fait que c'est fabriqué à la main par des adultes et non pas par des enfants en Chine ou en Inde !


B.B.: Cela me fait penser que j'ai des clientes qui ont des pulls depuis 10 ou 15 ans et qui sont dans le même état. Vous allez acheter un pull quelque part, lavez le une fois et vous verrez ce que vous en aurez. C'est pareil avec la laine ! Moi je vends de la laine à 8€90 les 10 pelotes mais votre pull vous pourrez le laver. C'est à dire que je propose pour tous les budgets. Dire que acheter dans mon magasin c'est plus cher, ce n'est pas vrai. J'ai autant des beaux pulls à tricoter à 100€ comme des pulls à tricoter soi même pour 8€90.

[...]


L.P.L.: Pendant l'intermède on vient de faire des petits essais tricot et on vient de regarder les créations des dames que l'on va recevoir à l'instant et qui se prénomme: Lysiane et Maryse.


A.V.: Lysiane et Maryse, cela fait combien de temps que vous connaissez Mode et Laines ?


Maryse: Moi il y a 9 mois que je connais Mode et Laines. Je ne suis pas du Portel, je ne connaissais pas du tout Le Portel. Je suis venue chercher de la laine ici parce qu'à Boulogne il n'y a plus rien. Depuis je suis accro.


A.V.: Et vous, Lysiane ?


Lysiane: Oh moi il y a bien 30 ans que je connais le magasin.


A.V.: Ah donc vous faîtes parti des clientes les plus anciennes de ce magasin...


L.: J'ai connu la maman de Mme Bouin.


A.V.: Pourquoi est ce que vous avez décidé de vous mettre au tricot Mesdames ? Est ce que c'est une passion ?


L.: Moi je tricote depuis l'âge de 5 ans.


M.: Oui c'est une passion. Je tricot depuis l'âge de 11 ans. J'ai eu une jambe cassée donc une immobilité de 3 mois et donc ma grand mère m'a appris à tricoter à crocheter et depuis je n'arrête pas.


A.V.: Et qu'est ce que cela vous apporte ?


M.: Une détente et un besoin de créer, de faire quelque chose de ses mains. Et d'abord, d'avoir des pulls qui me conviennent, je suis très petite donc les manches sont toujours très longues et moi je peux faire des manches plus courtes.


L.P.L.: On peut le dire: vous vous habillez sur mesure.


M.: Tout à fait !


A.V.: Et Lysiane, qu'est ce que cela vous apporte ? C'est un plaisir de créer son propre pull pour être seule à l'avoir ?


M.: Quite à le prendre sur un catalogue et y ajouter sa petite touche personnelle.


A.V.: Cela vous arrive de prendre des modèles existants et de les adapter en fonction de votre créativité !